Comme il est difficile de jouer avec les vivants qui sont souvent de mauvais joueurs, Piffuitt a décidé de faire diversion avec des morts célèbres. Toutes les fantaisies sont permises et les journaux adorent. Les lecteurs aussi d’ailleurs, les uns n’allant pas sans les autres.
Deuxième version pour l’édification des masses bipolaires . Céaucescu ressuscité : ça c’est du scoop et du premier choix .
Le génie analphabète des Carpates n’et pas mort. Cet été, divers témoins dignes de foi l’auraient reconnu, fortement bruni par le soleil. Il coule des jours paisibles quelque part en Provence, peut être au Cap Nègre où il côtoie, lors d’une escapade à vélo, son cousin Nikos qui, lui, ne risque pas encore l’exécution sommaire et théâtrale… encore que ce serait une façon honorable d’échapper à la cuisante déculottée qui l’attend en 2012…
En jouant les limiers et en dévoilant les traces du bienfaiteur, le scoop devrait pouvoir tenir en haleine, moyennant quelques rasades de rosé bien frais et quelques amuse-gueules, les estivants jusqu’’à la mi-août... sauf si les miaulements se révèlaient top forts, auquel cas les chiens de garde chasseraient cette info toxique.
Napoléon : voici une troisième version qui intéresse des millions de Français passionnés de "Notre bienfaiteur à nous" qui a ravagé l’Europe pendant une vingtaine d’années en laissant derrière lui des millions de morts. Avec ses moyens limités, imités mais jamais égalés, canons et arquebuses, viols et saccages, il a fait beaucou mieux qu’Adolf même si sous l’écorce perçait un cœur tendre...
Un éminent chercheur de gloire vient d’émettre l’hypothèse que le saint homme n’était pas enterré à Sainte Hélène et demande l’ouverture de son caveau au Panthéon. Ce dernier ne recèlerait que les restes compostés en poste restante d’un soldat de l’Empire, mal identifié sous le nom d’ Alain Connu, dont toute trace était jusqu’alors perdue. L’Adn tranchera.
En enchaînant sur les péripéties et les péripapéticiennes de la retraite de Russie (dont on sait peu qu'elles eurent le béribéri et l'eczéma), il devrait être possible de passer la première semaine de septembre sans encombre, en démontrant aux syndicats, défilant partout en France, comment la Bérézina a été exemplaire pour la légende des siècles du petit caporal dont ses émules et ses chevau-légers, plus entêtés que jamais, s’inspirent pour édifier leur gloire éternelle…
(à suivre...)
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